Nocturne précieux dans Paris

 


Nocturne précieux dans Paris

Dans l’alcôve feutrée d’un antique hôtel parisien,

Une lampe exhale un halo d’ambre ancien.

La ville, sous la vitre aux reflets de mystère,

Murmure aux pavés lents sa rumeur millénaire.


Les réverbères veillent comme un collier d’opale,

Semé sur les boulevards d’une lueur royale.

Leur éclat tremble au loin dans la nuit parfumée

Où flotte un vent discret de roses consumées.


Sur les draps où s’égare un semis de pétales,

Ton regard me retient dans ses fièvres fatales.

Tes mains, fines lianes aux caresses de velours,

Éveillent sur ma peau des royaumes d’amour.

Chaque geste invente une ivresse nouvelle,

Chaque frôlement naît comme une étincelle.

Nos deux cœurs enlacés dans la chambre endormie

Font vibrer le silence en secrète harmonie.


Au loin Paris palpite en constellations d’or,

Tel un manteau jeté sur la nuit qui s’endort.

Mais nul éclat du monde, nul éclat de lumière

N’égale la douceur de ta chaleur entière.


Car l’amour, cette nuit, règne comme un empire,

Et Paris sous nos yeux semble enfin s’accomplir.

Les lampes des quais tremblent dans l’ombre éternelle

Comme si l’univers retenait sa prunelle.


Alors nos deux regards, dans l’ombre rapprochés,

Comprennent sans un mot ce mystère scellé :

Certaines nuits d’amour, dans la ville immortelle,

Font d’un simple baiser… une légende éternelle.

Copyright © Régis-François-F Les Murmures de Paris 🪶




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