Les Murmures de Paris
Les Murmures de Paris
Les pavés se plient sous nos pas comme des langues de velours,
Chaque souffle de la ville devient soie, effleurant nos détours,
Les lanternes frissonnent, filaments de cœur incandescent,
Et dans l’air des jardins secrets, jasmins et roses se consument lentement.
Le Pont des Arts retient nos ombres enlacées,
Nos doigts s’entrelacent, chaînes légères, promesses piquées,
Un baiser suspend l’instant, fait vaciller les horloges,
Paris se penche, complice, amante aux bras de fer et de soie.
Dans les allées où la rosée glisse en éclats translucides,
Les fleurs murmurent des serments que nos lèvres traduisent,
Les grilles rajeunies s’embrasent au reflet de nos frissons,
Chaque sourire devient braise, chaque regard, un canon d’émotions.
Les ruelles s’ouvrent comme des livres d’ombre et de lumière,
Chaque mot, chaque geste, tresse un fil de désir sincère,
Les ponts ploient sous le poids de nos passions muettes,
Et l’écho de nos étreintes compose un chant d’amoureux à la planète.
Ici, l’amour ne se dit pas, il se tisse, se dérobe, se brûle,
Il glisse sur la peau comme une rivière d’ambre et de réglisse,
Chaque étreinte grave l’infini, chaque murmure le suspend,
Et Paris… Paris devient notre poème vivant, étincelle et miracle.
Copyright © Régis-François-F Les Murmures de Paris 🪶




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