L’instant où l’amour respire
L’instant où l’amour respire
Aux confins azurés où s’égare ma plume,
Mon cœur largue l’esquif des prudences qui brument.
L’encre y roule en houles d’opaline ferveur,
Et mes songes s’y perdent en jardins de lueur.
Je traque un verbe rare aux parfums d’auréole
Pour dire la clarté qui dans ton regard vole.
Mais l’émoi m’ensorcelle en vertiges profonds,
Comme un vin d’ambroisie aux célestes frissons.
La vie n’est qu’un ballet sur l’écume des heures,
Un pas sur la rosée, un vertige de fleurs.
Deux êtres enlacés dans la ronde infinie
Y sculptent leur destin dans l’argile bénie.
Ton sourire allume une aurore de nacre
Qui chasse de mes nuits leur cendrée simulacre.
Et ma plume s’enivre à ton souffle vermeil
Comme un lys s’inclinant sous l’étreinte du soleil.
Alors l’inspiration, souveraine et fidèle,
Pose à mon front rêveur sa couronne d’étincelles.
Les mots naissent soudain, limpides et brûlants,
Tels des astres surgis de l’abîme des temps.
Je marche, pèlerin aux confins du langage,
Bois sacré des poètes aux reflets de mirage.
Entre brumes d’azur et fièvres de cristal
Je deviens l’arpenteur d’un royaume verbal.
Et dans l’or du secret que nos regards délivrent,
Nos larmes ont le goût du miel dont on s’enivre.
Car l’amour pur flambeau aux promesses profondes
Fait de deux cœurs mêlés la plus vaste des ondes.
Mais soudain je comprends, dans ce frisson suprême,
Que l’univers entier respire en ce “je t’aime”.
Et que vivre, au milieu des étoiles qui luisent,
N’est qu’apprendre à aimer…
jusqu’à ce que les cieux eux-mêmes s’illuminent.
Copyright © Régis-François-F Les Murmures de Paris 🪶





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