Éclats d’Aube sur le pont des Arts

 


Éclats d’Aube sur le pont des Arts

L’aube s’infiltre en gouttes d’or sur Paris endormi,

Les jardins exhalent jasmin et roses au souffle infini,

Chaque brise tremble, ivre de parfum et d’envie,

Et la ville s’ouvre, attentive à nos vies réunies.


Sur le Pont des Arts, les cadenas s’inclinent,

Anneaux suspendus, brûlants comme des flammes clandestines,

Les cœurs s’y accrochent, secrets que la lumière devine,

Et l’air devient braise, là où nos mains s’illuminent.


Tes doigts cherchent les miens frisson incandescent,

Nos bras s’enlacent, chalumeau vibrant, ardent,

Une étreinte éclot, tendre et captivante,

Et le monde s’efface sous cette danse vibrante.


Un baiser surgit et le temps se dissout,

Les secondes s’alignent, frémissantes sous nos joues,

L’espace s’abolit, complice et jaloux,

Et nos lèvres inventent un langage plus fou que nous.


Les roses se penchent sous le vent matinal,

Le jasmin se déploie en volutes sensuelles et fatales,

La lumière glisse sur les grilles repeintes, cristal

Qui reflète nos âmes en éclats primordiaux.


Les ponts respirent, tendres et souples sous nos pas,

Leurs arches murmurent des promesses que nul ne voit,

Chaque pierre retient un souffle que la ville emploie,

Et nos mains dessinent le vertige de notre émoi.


Nous marchons, légers, au rythme des souffles liés,

Nos rires éclatent comme des éclairs inassouvis,

Paris s’incline, radieux et enchanté,

Et la ville devient écrin de nos désirs amplifiés.


Alors je sens que tout l’univers retient son haleine,

Que l’amour n’est pas pierre, mais un brasier qui traîne,

Chaque étreinte devient feu, chaque souffle une plaine,

Et l’instant se grave en un vertige qui nous entraîne.


Et ce matin-là, sur le Pont des Arts incandescent,

Nos cœurs ont explosé en éclats étincelants,

Le ciel a retenu leur serment palpitant,

Et Paris tout entier a frissonné de notre amour brûlant.

Copyright © Régis-François-F Les Murmures de Paris 🪶






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